La vengeance de Voldemort
La
nuit était tombée sur la maison. Quelqu’un frappa à la porte.
Une femme aux yeux verts et aux longs cheveux auburn, un
bébé dans les bras, alla ouvrir.
“- Oh, bonsoir Albus ! Comment allez-vous ?
- Très bien, Lily
! Désolé de vous déranger à cette heure mais...! Tiens, bonsoir Harry ! lança
le nouveau venu à l’adresse du nourrisson. Alors, ça lui fait quel âge au petit
?
- Quatorze mois !
répondit gaiement Lily. Et il ressemble déjà à son père.
- Mais il a les
mêmes yeux verts que toi !
- Oui ! Ben,
entrez !
- Je ne fais que
passer ! James est là ?
- Bien sûr !”
Sur ces entrefaits, James Potter, grand, mince, les cheveux
noirs en bataille et ses yeux noirs animés d’un lueur joyeuse, entra à son
tour, dans la pièce.
“- Bonsoir, grand-père ! Alors, comment ça se passe à
Poudlard ?
- Oh ! Comme
d’habitude ! Et toi, ça va ?
- Oui, oui !
- James, tu peux
surveiller Harry un moment ? intervint alors Lily. je reviens tout de suite !”
ajouta-t-elle en confiant le petit garçon à son père, avant de s’éloigner. Le
nourrisson gazouillait; tandis que les deux hommes passaient dans le salon.
“- Alors, tu es sûr de faire le bon choix, James ?
- Oui ! Je ne
sais pas pourquoi mais j’ai un mauvais pressentiment, et, au cas où il nous
arriverai quelque chose, à Lily et moi, je voudrai que tu gardes la médaille,
en attendant que Harry ait l’âge de l’avoir à son tour.
- Mais
pourquoi...? Pour l’instant, rien ne laisse prévoir une quelconque attaque de
Voldemort ! Il ne sait même pas où vous êtes, tous les trois !
- Mais ce n’est
qu’un temps mort ! Rien n’arrête Voldemort ! Il finira bien par nous retrouver
! Et il sait que, si il ne supprime pas au plus tôt Harry, il représentera une
menace pour son règne ! ajouta James, en jetant un regard au nourrisson qui
gazouilla à nouveau. Alors, je veux que tu la garde ! Harry en aura sûrement
plus besoin que moi, de cette médaille !”
Sur ses mots, il tendit une petite boîte noire à
Dumbledore qui le fixa gravement, tout en la rangeant soigneusement dans sa
poche.
“- Si tu y tiens, je la garderai, jusqu’à ce que Harry en
ait l’âge, même si je persiste à dire que...!
- Je sais ! Mais
c’est juste au cas où ! Au moins, je suis sûr que la médaille sera en sûreté,
quoi qu’il advienne !
- Hum, hum ! Bon,
désolé de ne pas pouvoir rester plus longtemps, mais j’ai rendez-vous, au
ministère de la magie, avec Cornélius Fudge.
- Ben, je ne vais
pas te retenir plus longtemps alors, grand-père ! Merci d’être venu !
ajouta-t-il, en raccompagnant Dumbledore à l’entrée.
- C’est normal !
Et, restez prudent tous les deux ! lança Dumbledore, sur le seuil de la porte.
Et puis, si vous avez besoin de quelque chose, vous savez où me trouver !
ajouta-t-il. Passez une bonne soirée d’Halloween !”
Sur ses mots, il disparut dans la nuit. James referma la
porte, l’air soucieux, Harry dans les bras. Il sourit en jetant un regard à son
fils qui l’observait d’un air curieux.
“- Tu ne peux pas encore comprendre ce qui se passe,
Harry ! lança-t-il au bambin, en revenant au salon. Mais, j’ai l’impression que
le secret ne sera pas longtemps garder ! Peter parlera sous la menace ! Mais
tant que Voldemort ne le trouvera pas, le secret sera bien garder... !”
Harry se réveilla en sursaut, effaré.
“Bon sang !” marmonna-t-il.
Il s’assit dans son lit et remis ses lunettes. Le silence
régnait dans le dortoir, simplement troublé par les ronflements de Neville.
Harry, déboussolé par le rêve qu’il venait de faire, essaya de retrouver ses
esprits. Mais, à la réflexion, c’était plus un souvenir qu’un rêve. C’était la
première fois qu’il avait un souvenir aussi précis de son enfance. D’habitude,
c’était plutôt des images vagues dont il se rappelait. Préoccupé, il sortit de
son lit, et, marchant sans bruit, afin de ne pas réveiller les autres, il alla
s’asseoir sur l’appui de la fenêtre, perdu dans ses pensées. Là, il jeta un
coup d’œil à la médaille qu’il portait, la médaille des Gryffondor. Ce “rêve”
lui avait permis de répondre à une partie des questions qui le préoccupait.
Coïncidence ? Non, Harry était sûr que, d’une façon ou d’une autre, la médaille
était responsable de ce qui s’était passé ! Mais plusieurs choses l’avaient
choquées dans ce qui avait été dit, dans son “rêve” ! Dumbledore était le
grand-père de son père.
“Alors, Dumbledore serai mon arrière-grand-père ?” songea
Harry, perplexe.
Voilà ce qui expliquai son inquiétude pour la sécurité de
Harry, et pourquoi il savait tant de chose sur la médaille. Dumbledore avait
donc dû, à un moment, posséder la médaille. Et, maintenant, Harry savait aussi
pourquoi Dumbledore s’était vu confié la médaille. D’après ce souvenir, James
Potter devinait que le secret ne serait pas longtemps gardé et que Voldemort ne
tarderai pas à les trouver. Harry savait très bien ce qui s’était passé, en
vrai. Peter Pettigrow était l’un des meilleurs amis de son père, quand il était
à Poudlard. Avec Sirius et Lupin, ils faisaient tous les quatre les “quatre
cent coups”. Quand ils étaient à l’école, ils connaissaient Poudlard par cœur,
mieux que Rusard même, et ils avaient créés la Carte du Maraudeur, en la
signant de leurs surnoms. Plus tard, après la naissance de Harry, ses parents
avaient eu recours à un sortilège de Fidelitas, pour se protéger de Voldemort.
Au début, James Potter avait désigné Sirius, son meilleur ami, pour devenir le
Gardien du secret, secret qui ne pouvait être révélé, tant que le Gardien ne le
disait pas. Mais, au dernier moment, ils changèrent de Gardien de Secret et
Pettigrow hérita du poste. Mais Peter était un Mangemort et il révéla, dès le
lendemain, là où habitaient les Potter, à son maître. Bien sûr, personne
n’avait su que Pettigrow avait été le Gardien du Secret, excepté Sirius. Après
la mort des parents de Harry, Sirius était alors partit à la recherche de
Pettigrow et l’avait retrouvé, en pleine rue, au milieu des Moldus. Une bagarre
éclata. Pettigrow parvint à s’enfuir, en provoquant une gigantesque explosion,
qui tua douze Moldus, tandis que lui-même, faisant croire à sa propre mort, se
transforma en rat, en se tranchant un doigt, et disparut de la population,
alors que Sirius était accusé du meurtre des Moldus et de Pettigrow et était
enfermé à Azkaban, tandis que Pettigrow, toujours sous sa forme de rat se fit
adopter par une famille de sorcier, les Weasley, et où il fut baptisé Croûtard.
Pendant douze ans, il échappa à tout soupçons, passant de Percy à Ron, lors de
son entrée à Poudlard. Mais, lors de la troisième année de Harry à Poudlard,
Sirius, qui avait réussit à s’enfuir d’Azkaban, et Lupin obligèrent Pettigrow à
reprendre sa vrai forme, devant Harry, Ron et Hermione. Harry avait empêcher
Sirius et Lupin de tuer Pettigrow, mais celui-ci s’était échappé, et avait
rejoint son maître. D’après ce que Harry savait sur Peter Pettigrow était qu’il
était trouillard, lâche et pas très doué en magie.
“Si je les avais laissés tuer Pettigrow, Voldemort
n’aurait pas retrouvé ses pouvoirs !” pensa, amèrement Harry.
Chassant cette pensée de ses esprits, il se reconcentra
sur les évènements de cette soirée. D’après ce que Harry avait comprit, cette
scène s’était passé le jour de son deuxième Halloween, quelques heures
seulement avant que Voldemort ne tue ses parents, et qu’il finisse chez les
Dursley. Harry frémit à cette pensée.
Il resta donc un long moment, assis sur l’appui de la
fenêtre, à ruminer de sombres pensées. Il était tellement préoccupé qu’il
sursauta quand une voix, basse, s’éleva dans son dos.
“Harry, ça va ?” demanda le nouveau venu.
Harry n’eut aucun mal à reconnaître la voix de Laurent.
“- Oui, oui, ça va ! Je ne t’ai pas réveillé, au moins ?
- Non ! Je ne dormais
pas, et j’ai vu que tu ne dormais pas non plus ! assura Laurent, en s’appuyant
contre le mur. Tu es sûr que ça va ? Tu as l’air préoccupé.
- Un mauvais
rêve, c’est tout ! répliqua Harry.
- Hum !”
Laurent jeta un regard distrait autour de lui. Le silence
s’installa. Au bout d’un moment, Harry s’aperçut que les yeux de son camarade
étaient posés sur sa médaille, mais Laurent s’en désintéressa et porta son
attention sur Harry.
“- Tu es sûr que ça va ? insista-t-il.
- Mais oui !
répliqua Harry, agacé, et gêné. Ca va très bien, d’ailleurs, je vais retourner
me coucher ! Bonne nuit !”
Sur ses
mots, il planta Laurent près de la fenêtre et regagna son lit où il resta un
moment étendu, à fixer le plafond. Quelques minutes plus tard, il entendit
Laurent regagner son propre lit. Harry soupira. Mais un sentiment de malaise continua à le hanter,
pendant un long moment. Finalement, épuisé, il finit par se rendormir.
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