La vengeance de Voldemort

 

Chapitre 19 : Découvertes

 

La nuit était tombée sur la maison. Quelqu’un frappa à la porte.

 

            Une femme aux yeux verts et aux longs cheveux auburn, un bébé dans les bras, alla ouvrir.

 

            “- Oh, bonsoir Albus ! Comment allez-vous ?

 

             - Très bien, Lily ! Désolé de vous déranger à cette heure mais...! Tiens, bonsoir Harry ! lança le nouveau venu à l’adresse du nourrisson. Alors, ça lui fait quel âge au petit ?

 

             - Quatorze mois ! répondit gaiement Lily. Et il ressemble déjà à son père.

 

             - Mais il a les mêmes yeux verts que toi !

 

             - Oui ! Ben, entrez !

 

             - Je ne fais que passer ! James est là ?

 

             - Bien sûr !”

 

            Sur ces entrefaits, James Potter, grand, mince, les cheveux noirs en bataille et ses yeux noirs animés d’un lueur joyeuse, entra à son tour, dans la pièce.

 

            “- Bonsoir, grand-père ! Alors, comment ça se passe à Poudlard ?

 

             - Oh ! Comme d’habitude ! Et toi, ça va ?

 

             - Oui, oui !

 

             - James, tu peux surveiller Harry un moment ? intervint alors Lily. je reviens tout de suite !” ajouta-t-elle en confiant le petit garçon à son père, avant de s’éloigner. Le nourrisson gazouillait; tandis que les deux hommes passaient dans le salon.

 

            “- Alors, tu es sûr de faire le bon choix, James ?

 

             - Oui ! Je ne sais pas pourquoi mais j’ai un mauvais pressentiment, et, au cas où il nous arriverai quelque chose, à Lily et moi, je voudrai que tu gardes la médaille, en attendant que Harry ait l’âge de l’avoir à son tour.

 

             - Mais pourquoi...? Pour l’instant, rien ne laisse prévoir une quelconque attaque de Voldemort ! Il ne sait même pas où vous êtes, tous les trois !

 

             - Mais ce n’est qu’un temps mort ! Rien n’arrête Voldemort ! Il finira bien par nous retrouver ! Et il sait que, si il ne supprime pas au plus tôt Harry, il représentera une menace pour son règne ! ajouta James, en jetant un regard au nourrisson qui gazouilla à nouveau. Alors, je veux que tu la garde ! Harry en aura sûrement plus besoin que moi, de cette médaille !”

 

            Sur ses mots, il tendit une petite boîte noire à Dumbledore qui le fixa gravement, tout en la rangeant soigneusement dans sa poche.

 

            “- Si tu y tiens, je la garderai, jusqu’à ce que Harry en ait l’âge, même si je persiste à dire que...!

 

             - Je sais ! Mais c’est juste au cas où ! Au moins, je suis sûr que la médaille sera en sûreté, quoi qu’il advienne !

 

             - Hum, hum ! Bon, désolé de ne pas pouvoir rester plus longtemps, mais j’ai rendez-vous, au ministère de la magie, avec Cornélius Fudge.

 

             - Ben, je ne vais pas te retenir plus longtemps alors, grand-père ! Merci d’être venu ! ajouta-t-il, en raccompagnant Dumbledore à l’entrée.

 

             - C’est normal ! Et, restez prudent tous les deux ! lança Dumbledore, sur le seuil de la porte. Et puis, si vous avez besoin de quelque chose, vous savez où me trouver ! ajouta-t-il. Passez une bonne soirée d’Halloween !”

 

            Sur ses mots, il disparut dans la nuit. James referma la porte, l’air soucieux, Harry dans les bras. Il sourit en jetant un regard à son fils qui l’observait d’un air curieux.

 

            “- Tu ne peux pas encore comprendre ce qui se passe, Harry ! lança-t-il au bambin, en revenant au salon. Mais, j’ai l’impression que le secret ne sera pas longtemps garder ! Peter parlera sous la menace ! Mais tant que Voldemort ne le trouvera pas, le secret sera bien garder... !”

 

 

 

            Harry se réveilla en sursaut, effaré.

 

            “Bon sang !” marmonna-t-il.

 

            Il s’assit dans son lit et remis ses lunettes. Le silence régnait dans le dortoir, simplement troublé par les ronflements de Neville. Harry, déboussolé par le rêve qu’il venait de faire, essaya de retrouver ses esprits. Mais, à la réflexion, c’était plus un souvenir qu’un rêve. C’était la première fois qu’il avait un souvenir aussi précis de son enfance. D’habitude, c’était plutôt des images vagues dont il se rappelait. Préoccupé, il sortit de son lit, et, marchant sans bruit, afin de ne pas réveiller les autres, il alla s’asseoir sur l’appui de la fenêtre, perdu dans ses pensées. Là, il jeta un coup d’œil à la médaille qu’il portait, la médaille des Gryffondor. Ce “rêve” lui avait permis de répondre à une partie des questions qui le préoccupait. Coïncidence ? Non, Harry était sûr que, d’une façon ou d’une autre, la médaille était responsable de ce qui s’était passé ! Mais plusieurs choses l’avaient choquées dans ce qui avait été dit, dans son “rêve” ! Dumbledore était le grand-père de son père.

 

            “Alors, Dumbledore serai mon arrière-grand-père ?” songea Harry, perplexe.

 

            Voilà ce qui expliquai son inquiétude pour la sécurité de Harry, et pourquoi il savait tant de chose sur la médaille. Dumbledore avait donc dû, à un moment, posséder la médaille. Et, maintenant, Harry savait aussi pourquoi Dumbledore s’était vu confié la médaille. D’après ce souvenir, James Potter devinait que le secret ne serait pas longtemps gardé et que Voldemort ne tarderai pas à les trouver. Harry savait très bien ce qui s’était passé, en vrai. Peter Pettigrow était l’un des meilleurs amis de son père, quand il était à Poudlard. Avec Sirius et Lupin, ils faisaient tous les quatre les “quatre cent coups”. Quand ils étaient à l’école, ils connaissaient Poudlard par cœur, mieux que Rusard même, et ils avaient créés la Carte du Maraudeur, en la signant de leurs surnoms. Plus tard, après la naissance de Harry, ses parents avaient eu recours à un sortilège de Fidelitas, pour se protéger de Voldemort. Au début, James Potter avait désigné Sirius, son meilleur ami, pour devenir le Gardien du secret, secret qui ne pouvait être révélé, tant que le Gardien ne le disait pas. Mais, au dernier moment, ils changèrent de Gardien de Secret et Pettigrow hérita du poste. Mais Peter était un Mangemort et il révéla, dès le lendemain, là où habitaient les Potter, à son maître. Bien sûr, personne n’avait su que Pettigrow avait été le Gardien du Secret, excepté Sirius. Après la mort des parents de Harry, Sirius était alors partit à la recherche de Pettigrow et l’avait retrouvé, en pleine rue, au milieu des Moldus. Une bagarre éclata. Pettigrow parvint à s’enfuir, en provoquant une gigantesque explosion, qui tua douze Moldus, tandis que lui-même, faisant croire à sa propre mort, se transforma en rat, en se tranchant un doigt, et disparut de la population, alors que Sirius était accusé du meurtre des Moldus et de Pettigrow et était enfermé à Azkaban, tandis que Pettigrow, toujours sous sa forme de rat se fit adopter par une famille de sorcier, les Weasley, et où il fut baptisé Croûtard. Pendant douze ans, il échappa à tout soupçons, passant de Percy à Ron, lors de son entrée à Poudlard. Mais, lors de la troisième année de Harry à Poudlard, Sirius, qui avait réussit à s’enfuir d’Azkaban, et Lupin obligèrent Pettigrow à reprendre sa vrai forme, devant Harry, Ron et Hermione. Harry avait empêcher Sirius et Lupin de tuer Pettigrow, mais celui-ci s’était échappé, et avait rejoint son maître. D’après ce que Harry savait sur Peter Pettigrow était qu’il était trouillard, lâche et pas très doué en magie.

 

            “Si je les avais laissés tuer Pettigrow, Voldemort n’aurait pas retrouvé ses pouvoirs !” pensa, amèrement Harry.

 

            Chassant cette pensée de ses esprits, il se reconcentra sur les évènements de cette soirée. D’après ce que Harry avait comprit, cette scène s’était passé le jour de son deuxième Halloween, quelques heures seulement avant que Voldemort ne tue ses parents, et qu’il finisse chez les Dursley. Harry frémit à cette pensée.

 

            Il resta donc un long moment, assis sur l’appui de la fenêtre, à ruminer de sombres pensées. Il était tellement préoccupé qu’il sursauta quand une voix, basse, s’éleva dans son dos.

 

            “Harry, ça va ?” demanda le nouveau venu.

 

            Harry n’eut aucun mal à reconnaître la voix de Laurent.

 

            “- Oui, oui, ça va ! Je ne t’ai pas réveillé, au moins ?

 

             - Non ! Je ne dormais pas, et j’ai vu que tu ne dormais pas non plus ! assura Laurent, en s’appuyant contre le mur. Tu es sûr que ça va ? Tu as l’air préoccupé.

 

             - Un mauvais rêve, c’est tout ! répliqua Harry.

 

             - Hum !”

 

            Laurent jeta un regard distrait autour de lui. Le silence s’installa. Au bout d’un moment, Harry s’aperçut que les yeux de son camarade étaient posés sur sa médaille, mais Laurent s’en désintéressa et porta son attention sur Harry.

 

            “- Tu es sûr que ça va ? insista-t-il.

 

             - Mais oui ! répliqua Harry, agacé, et gêné. Ca va très bien, d’ailleurs, je vais retourner me coucher ! Bonne nuit !”

 

            Sur ses mots, il planta Laurent près de la fenêtre et regagna son lit où il resta un moment étendu, à fixer le plafond. Quelques minutes plus tard, il entendit Laurent regagner son propre lit. Harry soupira. Mais un sentiment de malaise continua à le hanter, pendant un long moment. Finalement, épuisé, il finit par se rendormir.

 

 

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